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I went to Sardinia
in November 2000 with a view to looking for natural and wild
landscapes, free from any human presence, from any trace of civilization.
So I focussed on the North and more particularly on the East
of Sardinia because it is renowned for remaining unspoilt. As
I live on the Mediterranean seaside, I never tire of the sea,
especially the coastline, for I know nothing more dramatic and
alive than the meeting of waves and rocks as they clash in a
stormy embrace before making peace, the foam lying down tenderly
along the white sand. The scene is always beautiful, sometimes
gorgeous. Sardinia spreads over about 320 km as the crow flies
from the North to the South. Generally roads do not follow the
coastline; they go along meandering valleys well sheltered inland.
This, combined with the particular location of this island looked
rather promising. Actually, during my journey, the changeable
winter light of its overcast skies produced the intense and dramatic
effects I like. As there is no pollution at all there and as
the wind blows continuously on the coast sweeping the slightest
blurr of haze away, the atmosphere is perfectly clear : a real
paradise for a photographer...
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Je suis allé
en Sardaigne en Novembre 2000 dans le but de rechercher des paysages
naturels et sauvages, exempts de toute présence humaine,
de toute trace de civilisation. Je me suis concentré sur
le Nord et plus particulièrement sur lEst réputé
pour son caractère sauvage. Vivant sur les bords de la
Méditerranée, je ne me lasse pas de la mer, particulièrement
des côtes, car je ne connais rien de plus dramatique et
de plus vivant que cette rencontre où vagues et rocs peuvent
tantôt saffronter en de tempétueuses épousailles
tantôt se réconcilier, lécume des vagues
venant se coucher tendrement le long du sable blanc. Le spectacle
est toujours beau, quelquefois grandiose. De la pointe Nord à
lextrême Sud, la Sardaigne sétale à
vol doiseau sur 320 km environ. La plupart du temps les
routes ne longent pas le littoral mais suivent des vallées
sinueuses, bien à labri à lintérieur
des terres. Ceci, conjugué à la situation de cette
île, bien particulière, ne pouvait quêtre
prometteur. De fait, au cours de ce voyage, la lumière
dhiver fut changeante, avec des ciels chargés, produisant
des effets dramatiques et intenses, comme je les aime. Lair
y est dune pureté extrême - on est loin de
toute pollution - et le vent qui souffle presque en permanence
sur les côtes contribue à nettoyer les ciels de
toute trace de brume. Un paradis pour le photographe... |